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LA CPH INTERPELLE LES CANDIDATS A L’ELECTION PRESIDENTIELLE SUR L’AVENIR DU SERVICE PUBLIC DE SANTE
lundi 12 mars 2007

LETTRE OUVERTE AUX FUTURS CANDIDATS A L’ELECTION PRESIDENTIELLE

Madame, Monsieur,

La Confédération des Praticiens des Hôpitaux, l’union syndicale la plus représentative des 35000 médecins hospitaliers, lance aujourd’hui à nos concitoyens un cri d’alarme et adresse un appel à chaque candidat à l’élection présidentielle. L’hôpital public, le service public hospitalier sont menacés.

Nous assistons depuis maintenant une décennie à une détérioration des moyens de l’hôpital et surtout à l’attaque des principes mêmes de la mission de service public : assurer partout, à tous les patients, les meilleurs soins. L’hôpital en effet est confronté à un ensemble de contraintes fortes, de restrictions budgétaires et à une succession de réformes de structure, d’organisation et de financement particulièrement inadaptées, agressives et déstabilisantes pour la prise en charge des patients.

Cette attaque de l’hôpital public et de son image est une remise en cause sans précédent du droit à l’accès à des soins de qualité pour tous, à terme de la sécurité sanitaire de notre pays et de l’un des fondements essentiels de notre pacte social.

Elle s’effectue insidieusement au nom de principes gestionnaires qui visent en réalité à privatiser le système de soins. Les réformes engagées à partir du plan HOPITAL 2007, vont conduire immanquablement, si rien ne les corrige, à la disparition de pans entiers du service public et à livrer le domaine de la santé et de l’assurance maladie au marché et à la concurrence, au même titre que d’autres secteurs.

Même la Fédération Hospitalière de France, censée représenter nos établissements, ne peut envisager d’autre avenir pour l’hôpital public que de se transformer en hôpital privé ! Avec les conséquences qui en découlent concernant la remise en cause des statuts des personnels. Et ainsi les journaux économiques, la presse spécialisée, les cabinets ministériels voire les promoteurs eux-mêmes des réformes en cours continuent à nous expliquer très sérieusement que l’hôpital est mal géré et qu’il coûte trop cher.

La vérité c’est qu’en 20 ans la part de l’hospitalisation publique dans les dépenses de santé a été réduite de 20% tout en diversifiant, rénovant améliorant son offre de soins et la qualité de ses prestations. Aujourd’hui l’hôpital souffre d’abord de son succès et de la confiance que lui font les usagers. Les remèdes sont connus : au delà des investissements, c’est les professionnels qu’il faut savoir attirer à l’hôpital pour qu’il continue à assurer l’ensemble de ses missions de service public et des prises en charge de qualité à tous les patients qui s’adressent à lui. Et cela bien sûr en complémentarité avec l’offre de soin libérale.

Nous attendons de nos futurs dirigeants qu’ils prennent position clairement sur les orientations de leur politique de santé :

S’engagent-ils à maintenir et à développer sur l’ensemble du territoire national un service public hospitalier à même d’apporter à tous les patients sans discrimination les soins que leur état requiert ? Quelle position adopteront-ils vis-à-vis des différents volets (tarification à l’activité et convergence tarifaire public-privé, gouvernance, statut des praticiens) de la réforme HOPITAL 2007 ?

En ce qui nous concerne nous prenons l’engagement de diffuser auprès de tous les praticiens, cet appel et l’ensemble des réponses que nous recevrons.

Avec l’assurance de toute notre considération.

Dr Pierre Faraggi Président de la CPH



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