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Travailler plus... Mais où le gouvernement français et l’Europe s’arrêteront-ils ?
vendredi 7 décembre 2007

L’AMUF est très inquiète de ce que prépare le Conseil européen des ministres de l’emploi, de la politique sociale, de la santé et des consommateurs, les 5 et 6 décembre 2007 à Bruxelles. En 2005 nous avions fait une grève et obtenu la garantie du gouvernement de la France par l’intermédiaire du Ministre de la santé, monsieur Douste-Blazy, que nous ne perdrions pas le repos de sécurité après une garde et la limitation du temps de travail obligatoire à une moyenne de 48 h par semaine.

Mais ce Conseil s’apprête à valider la proposition portugaise de directive du Parlement européen et du Conseil, modifiant la directive 2003/88/CE concernant certains aspects de l’aménagement du temps de travail des personnels hospitaliers. A savoir :

1. L’introduction des périodes dites inactives de garde non comptées dans le temps de travail. 2. Le maintien du principe de l’opt-out avec allongement de la durée maximale de travail hebdomadaire passant de 48 heures à 65 heures. 3. L’extension à 12 mois de la période de référence pour le calcul de la durée maximale hebdomadaire de temps de travail. 4. L’application de la période de repos compensateur dans les 72 heures qui suivent la période de travail.

Quelle est l’expression du gouvernement français à deux jours de cette réunion essentielle pour l’avenir du temps de travail des médecins hospitaliers ? Nul ne sait ! Aucun rendez-vous, aucune prise de position. Nous avons alerté le gouvernement la semaine dernière et depuis ...silence radio !

Pour l’instant seuls les Italiens et les Espagnols ont fait savoir qu’ils s’opposeront à ces propositions ce qui est insuffisant pour constituer une minorité de blocage. Il est donc malheureusement à craindre que cette directive modifiée soit acceptée par le Conseil des ministres européens.

La récente intervention du chef de l’Etat sur son leitmotiv du « Travailler plus pour gagner plus » n’est pas convaincante pour les médecins hospitaliers. Nos comptes épargne-temps cumulent déjà plus de 100 jours pour de nombreux praticiens, sans espoir ni d’un paiement, ni d’une possibilité de pouvoir utiliser ces jours sans mettre en danger le fonctionnement de nos services. La colère est grande devant l’absence de respect de notre engagement pour faire fonctionner les hôpitaux 24 heures sur 24 et 365 jours par an.

Nous demandons de nouveau l’ouverture immédiate de négociations sur les métiers médicaux assurant la permanence des soins. Lors de notre dernier communiqué, nous avions indiqué que nous laissions un mois au gouvernement pour répondre à nos demandes. La date butoir tombe le 15 décembre. Nous avons donc alerté l’ensemble des syndicats de la Fédération des syndicats de la permanence des soins hospitaliers. En l’absence d’avancées significatives sur ces dossiers, nous appelons nos collègues à un mouvement de protestation pendant les périodes de fin d’année, période pendant laquelle nous constituons l’essentiel des praticiens assurant la continuité du fonctionnement des hôpitaux.

Le 3 décembre 2007 Patrick Pelloux (Président) - Bruno Faggianelli (Secrétaire général) Christophe Prudhomme (Porte parole)

ASSOCIATION DES MEDECINS URGENTISTES HOSPITALIERS DE FRANCE



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