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La révision de la directive européenne sur le temps de travail est repoussée
vendredi 7 décembre 2007

Faute d’accord, la révision de la directive européenne sur le temps de travail, qui proposait entre autre d’introduire la notion de temps inactif en garde, vient d’être repoussée. Les ministres européens du Travail ne sont pas parvenus mercredi à s’entendre sur les deux directives controversées sur la durée maximale du temps de travail hebdomadaire et sur l’octroi de nouveaux droits aux salariés en intérim.

Les deux textes seront à nouveau examinés en 2008, a annoncé la présidence portugaise de l’Union européenne.

Le Monde

Les pays européens n’ont pas réussi mercredi à s’accorder sur une plus grande protection des travailleurs intérimaires et un meilleur encadrement de la semaine de travail de plus de 48 heures, deux textes législatifs témoignant de profondes divisions idéologiques dans l’UE.

"Je me vois dans l’impossibilité de constater aujourd’hui un accord politique formel", a commenté le ministre portugais de l’Emploi et de la solidarité sociale Jose Vierira da Silva, dont le pays occupe la présidence de l’UE et présentait à ce titre des textes de compromis.

Au cours d’un débat public à Bruxelles avec ses homologues européens, il a néanmoins jugé qu’une "majorité significative d’Etats membres sont en mesure de nous emboiter le pas".

"Nous sommes plus proches désormais d’un accord sur ces questions. Il serait dommage qu’on continue à buter sur des aspects propres à chacune des ces lois, à des questions de détail", a-t-il dit en se disant "optimiste" pour qu’un accord soit trouvé dans les prochains mois.

Le commissaire européen aux Affaires sociales Vladimir Spidla s’est montré beaucoup plus sombre. "Le temps ne joue pas en notre faveur ni pour l’Europe ni pour les Etats membres", après avoir évoqué la possibilité de retirer purement et simplement les deux textes étudiés.

La présidence portugaise a tenté une nouvelle approche : coupler ces deux négociations à priori distinctes pour que les deux camps qui s’affrontent habituellement fassent des concessions.

Un projet de loi visant à mieux protéger les travailleurs intérimaires, bloqué depuis 2003, bute essentiellement sur la résistance de Londres, Berlin et Varsovie.

La révision de la directive européenne sur le temps de travail est également bloquée depuis plusieurs années. Elle vise notamment à mieux encadrer les dérogations au plafond hebdomadaire de 48 heures -déjà gravé dans la législation européenne- que les patrons peuvent négocier au cas par cas avec leurs employés.

En principe exceptionnelles, ces dérogations individuelles ont été jugées abusives au Royaume-Uni.



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