A la CPH et à l'INPH nous voulons, comme vous, comme nos concitoyens, un hôpital moderne et performant, piloté par la compétence, pôle d'excellence et de recours, offrant qualité et sécurité des soins, attractif pour les praticiens, accessible à tous les patients. Ce n'est pas ce que nous propose le projet de loi HPST.
Nous ne voulons pas de la mise à l'encan du service public, de l'application des seules règles du marché à l'organisation de la santé, de la caporalisation des praticiens hospitaliers, des statuts kleenex et des retraites chagrins.
Nous continuerons à nous battre pour le respect de notre indépendance professionnelle.
Nous affirmons que le système qu'on veut nous imposer et qui conjugue paradoxalement bureaucratie et libéralisme coûtera plus cher et laissera à la charge de nos concitoyens une part de plus en plus importante de leurs dépenses de santé et fera voler en éclats notre pacte social.
Aujourd'hui, nous n'avons, vous n'avez plus que quelques semaines pour tenter d' éviter le pire.
Si nous ne bougeons pas, alors que de nouvelles contraintes professionnelles s'abattent sur nous, que dans le même temps notre statut vacille, que nos retraites périclitent et qu'une dépendance hiérarchique assujettit notre nomination et nos conditions d'exercice au bon vouloir d'un directeur, si nous ne bougeons pas aujourd'hui alors quand le ferons-nous ?
Un recul n'est pas impossible, mais il faudra le gagner !