Lettre CPH - INPH du lundi 25mai
2009
Il faut
continuer à défendre
l'hôpital public et ses praticiens
Le 28 avril et le 14 mai, à l'appel de
l'INPH dela CPH
et du
MDPH et avec l'ensemble des personnels hospitaliers, vous vous êtes engagés
et mobilisés avec force pour dénoncer le projet
de loi HPST. Celui-ci ne correspond en rien aux
attentes et aux besoins de l'hôpital public : il va accentuer la
dérive bureaucratique, amplifier les contraintes administratives, aggraver la perte d’indépendance
des PH, abaisser encore l'attractivité des carrières. Et pour finir,
loin de sauver l’hôpital, loin de chercher à en corriger
les défauts, il en achèvera l’étranglement financier.
L’inadéquation de cette réforme est une évidence pour tous, sauf
pour nos dirigeants, parce qu’il ont fait un choix différent :
celui d'ouvrir la santé au marché.
Et
pour cela, il faut accuser l’hôpital de dépenser à tout va, alors
qu’il est pourtant bon élève lorsqu’on veut bien le situer
comparativement à l’évolution des dépenses des autres secteurs, il
faut l’accuser d’immobilisme, quand il doit déjà faire face à un
train de réforme sans précédent.
Pour
cette raison, parce que nos dirigeants savent l'attachement des
français à leur service public hospitalier, il ne faut pas
qu’un véritable débat s’instaure qui mette en balance tout ce
que l’hôpital public apporte et qui va disparaître, il ne faut pas
discuter nos critiques et nos arguments, il ne faut surtout pas
prendre nos concitoyens à témoin de ce
choix.
Aujourd'hui,
les péripéties du parcours parlementaire témoignent de l'embarras
croissant du gouvernement.
C'est pourquoi
:
- Nous
exprimerons avec force et de manière unitaire notre
engagement pour un hopital public de qualité à la conférence de
presse que nous organisons avec l'ensemble des personnels
le 28 mai,
- Nous serons présents
avec vous dans toutes les mobilisations du mois de
juin,
- Nous soutenons et
soutiendrons l'ensemble des actions menées pour la défense de
l'hôpital et de ses moyens,
- Notre engagement c'est
aussi la pérennité de notre détermination à maintenir
les consignes de recentrage sur le soin, de blocage
médico-administratif et de rétention du codage et des données
d'activité,
- Nous insistons
sur l'importance du respect de ces consignes jusqu'au
terme du parcours parlementaire du projet de loi et à l'appui de
notre exigence de levée de la procédure d'urgence.
Dr Pierre
Faraggi, Président de la CPH
Dr
Rachel Bocher, Présidente de
l'INPH